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INFORMATION

 

Bruno Cadart, Fidei Donum au Brésil (Guaçui dans l’état de Espirito Santo), communique son calendrier de séjour dans le Val de Marne :

 

Passage dans le diocèse du samedi 23 juin au lundi 2 juillet. Je serai à Coeuilly et Bois l'Abbé les 23 et 24.

 

Le programme prévu semble être le suivant :

 

  • Je préside les messes de samedi 18h et dimanche 9h30.

     

Samedi 14h-16h café à Bois l'Abbé avec les E.A.P. et ceux qui le souhaitent, puis rencontre sur Coeuilly jusqu'à la messe de 18h et dîner avec ceux qui veulent.

Coopération Missionnaire OPM

De partout à partout:

la Mission universelle del'Eglise

Session d'été: 03/07/ au 07/07/07

snmue.opm-cm@cef.fr

 CROIRE

Croire est un verbe qui revient souvent dans l'évangile de Jean, souvent accompagné de formules qui l'explicitent: recevoir Jésus, l'accueillir, venir à lui, écouter sa voix, le suivre, demeurer en lui... La foi, en Jean, est christocentrique: elle est adhésion au Christ. Elle est un don de Dieu qu'il nous evient d'accueillir, un chemin à parcourir...

Comme Jésus avait dit à ses disciples que sa nourriture c'est de faire la volonté de Celui qui l'a envoyé et d'accomplir son oeuvre, ici il dit à la foule de travailler pour la nourriture qui se garde dans la vie éternelle et d'accomplir l'oeuvre de Dieu qui est de croire en celui qu'Il a envoyé. L'oeuvre que Jésus doit mener à son terme, c'est le salut du monde. L'oeuvre des hommes, c'est de croire en lui et de lui faire confiance.

La Mission aujourd'hui est l'avenir de l'Eglise. Elle dépend beaucoup de notre prière et de notre fidélité, pour soutenir les acteurs de cette mission 

DONNE-MOI TA FORCE

POUR TE SERVIR

 

Donne-moi ta force pour servir

Seigneur, donne-moi des yeux

pour te voir dénudé et affamé;

des oreilles, pour t'écouter

criant et suppliant.

 

 

La Trinité

" Quel catholique ignore, écrit St Grégoire de Nazianze, que le Père est vraiment Père, le Fils vraiment Fils et l'Esprit-Saint vraiment Esprit-Saint? Ainsi que le seigneur lui- même l'a dit à ses Apôtres:" Allez, baptisez toutes les nations au nom du Père, et du Fils et du Saint -Esprit". C'est là cette Trinité parfaite de personnes (Père, Fils, Esprit-saint) dans l'unité d'une unique substance divine (Dieu), au nom de laquelle nous faisons profession de croire"

 

 

 

 

Vocations.

Vocation, ça veut dire appel. Quand on parle de « vocations » dans l’Eglise, on parle habituellement du dialogue entre Dieu et les personnes qui ressentent un appel particulier : vivre au service de l’Evangile, au service de l’Eglise, au service des hommes. Pour le service d’autrui et leur épanouissement personnel.

 Cependant, nous devons tous dans l’Eglise nous sentir responsables de faire entendre les appels particuliers à suivre le Christ. Il en va du dynamisme spirituel de l’Eglise. si nous nous référons aux orientations de notre diocèse, nous lisons qu’il veut être : une Eglise qui éveille, respecte et assure la croissance des différentes vocations.

 Avez-vous déjà cherché, dans votre paroisse, votre mouvement, votre communauté, quelles femmes, quels hommes, ont répondu dans le passé à un appel du Seigneur ? certainement, cette recherche vous réserve des surprises : nous ne partons pas de rien du tout, pour faire entendre aujourd’hui encore cet appel!

Gérard Seitz

 

 

 

 Photos d'enfants au Japon

 

Fillette en tenue traditionnelle

Pour Noël, rendons-nous au Japon

à la rencontre de quelques enfants.

 

  

Un enfant présentant son dessin

 

 

 

Dessin d’enfants, le drapeau

Le drapeau japonais :

rond rouge sur fond blanc

 

Quatre enfants

Tous les enfants adorent

dessiner, n’est-ce pas ?

 

 

 

Intercommunauté

Mercredi 18 octobre 2006

 

VISAGES DE LA MISSION.

Minuit à Paris, 7h à Tokyo. Après son heure de prière, Rémi prend le train à la gare de Kawagoe. Depuis plus de 20 ans, il est ouvrier au Japon. Membre de la Mission Ouvrière St Pierre St Paul (la MOPP) fondée par le P. Loew, il fait équipe avec Louis et Giovanni. Ils partagent, avec un réseau d’amis, prière, lecture biblique, culture religieuse et repas. Rémi est actif en paroisse. Une paroisse, dans une ville de 450000 habitants, dans l’immense agglomération de Tokyo, c’est petit. Les gens ont parfois une heure de transport pour s’y rendre. Celle de Kawagoe est tenue par Charles-André, franciscain chaleureux au bel accent de Rocamadour.

Rémi a sa famille à Créteil. Depuis peu il se prépare à la prêtrise. En trois semaines et quelques jours au Japon, deux autres prêtres originaires de notre diocèse m’ont accueilli, Henri Malin à Shizuoka, sur la côte Est, 200 km au sud de Tokyo et Jean Waret à Utsunomiya, 100 km au nord, membres des Missions Etrangères de Paris (MEP).

Henri Malin fut un des derniers missionnaires de Chine avant leur expulsion en 1951. On l’envoya alors au Japon. Ce furent des années de croissance des communautés : création d’école, fondation de paroisse, construction de bâtiments. Un ministère d’amitié et de fidélité apparaît en filigrane : un homme baptisé avec toute sa famille après des années de dialogue, un pasteur protestant devenu son ami et ordonné prêtre, visites dans ses anciennes paroisses. Avec lui je rencontre Hamasaki, jeune prêtre et fort caractère, engagé au côté des sidéens, d’une population rejetée, les Burakumim, des « sans domicile ». Un vrai missionnaire, dit son curé, Michel G., lui-même prêtre des MEP, qui assure la vie paroissiale. Longue conversation où il faut tout traduire, mais le whisky aide beaucoup à se comprendre…

Jean Waret était au séminaire de Versailles à l’époque où montaient en puissance les pays non-alignés : il a choisi la mission au loin. Envoyé au Japon depuis 1962, c’est un organisateur de communauté, un chercheur de chemins nouveaux. Par exemple l’accueil des jeunes qui demandent le mariage à l’Eglise catholique sans faire encore le pas de la foi et du baptême. Son église, en belle pierre du pays, est un monument touristique, un lieu de culture et de rencontre. Je garde le souvenir d’une soirée amicale chez le président élu du conseil paroissial.

Le Shinkansen, train à grande vitesse, s’arrête à Kokura, correspondance pour Nagasaki. Pierre Kamatsu, jeune prêtre qui a étudié à Paris, nous accueille. Nagasaki, ville martyre du Japon, 9 août 1945… Bouleversante visite des lieux de mémoire. C’est aussi la région des premiers missionnaires, puis de la persécution et des « chrétiens cachés » isolés pendant deux siècles, qui reprirent contact en 1864 avec les missionnaires revenus.

A Shimonoseki, face à la Corée, il y a des « Petites Sœurs de Jésus ». Clara, coréenne, aide-ménagère comme Assunta, Monica ouvrière en conserverie ; Teresa, retraitée, assure la vie communautaire. La vie pauvre dans un quartier pauvre. Un grand moment de partage, simplicité, joie, prière.

Les visages de la mission ce sont aussi Yuji, Izumi, Carole, Kazuko, jeunes gens avec qui nous passons une agréable journée à visiter les temples de Kamakura, près de Tokyo. Carole nous guide dans ces lieux qui remontent à l’époque de la chevalerie, Kazuko fait brûler de l’encens, des visiteurs déposent leur offrande, font une prière, consultent le sort, demandent une bénédiction. Surprenant, dans ce Japon prospère et technique !

Les parents d’Izumi fréquentent une petite paroisse chaleureuse ; Rémi y anime la prière un dimanche sur deux. Ici, la réserve japonaise cède un peu sous l’influence des familles vietnamiennes. Au Japon, les migrants sont une question d’actualité.

Beaucoup de gens rencontrés. Vivre quelques jours avec eux, ce fut rencontrer les visages de la mission aujourd’hui.

Gérard Seitz

Quelques photos prises pendant ce séjour au Japon

 

 

Henri Malin, une ancienne institutrice  paroissiale et sa fille.

 

« Par nos écoles nous avions des contacts avec de nombreuses familles et c’était juste après la guerre. Plusieurs familles tout entières demandèrent d’être instruites de notre sainte religion et j’ai eu la joie d’administrer de nombreux baptêmes. Les premières années, la communauté chrétienne comptait quelques dizaines de personnes. 27 ans après (…) j’ai quitté, le cœur gros, une communauté de plus de 500 fidèles. »

 

 

 

 Les « Petites Sœurs de Jésus » à Shimonoseki

 

Jean Waret, curé de l’église d’Utsunomiya.

 

« Je travaille dans le cadre d’une paroisse, mais une paroisse qui se veut missionnaire. Maintenir le contact avec les chrétiens, un millier environ, plus quelques centaines d’étrangers…liturgie… partage de bible… catéchuménat… et la rencontre avec des gens qui se présentent de toutes origines et dans toutes sortes de circonstances. Les principaux groupes linguistiques dans la ville sont les Coréens et les Chinois ;  ceux qu’on voit à l’église sont les Philippins, les Brésiliens et d’autres latino-Américains… Je suis très reconnaissant au diocèse de Créteil de nous envoyer des informations, le bulletin diocésain, des lettres au moment de la Semaine Missionnaire. » 

 

 

 

 

Rémi prêche dans une paroisse pauvre et vivante où il y a plusieurs familles  vietnamiennes.

 

« Je travaille dans une petite usine d’électronique depuis 15 ans (…). Les circonstances, les gens avec qui on vit, font que chaque fois l’Evangile devient nouveau (…). Je n’ai jamais rencontré des gens qui me disent « je suis de telle religion » mais plutôt une religiosité, la foi est quelque chose de très vague. »

 

Par coopération missionnaire du Val de Marne
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Vendredi 29 décembre 2006

Diapos réalisées par le père Gérard Seitz

 

 

 

 

 

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Mercredi 16 mai 2007

 

 

Petite histoire de l'Ascension

 

Une grande fête dont le sens est souvent méconnu... mais dont la réputation est grande grâce au fameux "pont de l'ascension" !

 

Le jour de l'Ascension tombe toujours un jeudi. Pourquoi ? Car cette fête se célèbre 40 jours après le dimanche de Pâques, jour de la Résurrection de Jésus. Donc, faites le compte...

Ce chiffre de quarante jours provient du livre des Actes des Apôtres où Luc écrit que Jésus "pendant quarante jours, était apparu aux apôtres et les avait entretenus du Royaume de Dieu" (Ac 1, 3). L'Eglise a retenu ce chiffre alors que pour les évangiles de Marc ou de Luc aucune mention n'est faite de ce délai de quarante jours. Bien au contraite leurs récits se gardent bien de donner le moindre délai comme si les événements de la Résurrection de Jésus, les apparitions du Ressuscité, son ascension et le don de l'Esprit étaient une seule et même réalité.

Toujours est-il que depuis le IVème siècle, l'Eglise a fixé la date de cette fête de l'Acsension 40 jours après Pâques. Il y a clairement l'intention de faire le pendant au 40 jours du Carême : après 40 jours de prières et de jeûnes, 40 jours de fêtes et de joie !

Assez rapidement la tradition chrétienne a situé l'Ascension sur le lieu du mont des Oliviers. Jardin en face de la ville de Jérusalem, lieu de rencontre habituel de Jésus et de ses disciples. Sur place, la tradition dit qu'on peut même voir la trace des pieds de Jésus qui serait restée visible sur le rocher !

De toutes les façons il est inutile de chercher à savoir, malgré les précisions données dans les récits bibliques, les conditions réelles de cet événement. Ce qui, en revanche est plus manifeste - et tel est le sens premier qui apparaît dans les récits bibliques - c'est la signification que revêt cet événement : en montant aux Cieux, Jésus exprime ce que signifie sa résurrection d'entre les morts, à savoir entrer dans la gloire de Dieu. Tel est aussi notre avenir : entrer nous aussi dans cette gloire du Père qui nous est promise.

Très rapidement cette fête a connu une très grande importance. En France, lors du concordat signé entre Bonaparte et la pape Pie VII, l'Ascension est resté l'une des quatre fêtes d'obligation avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. C'est-à-dire que même si ces jours ne tombent pas un dimanche, ils sont des jours chômés comme le dimanche. Aucun travail ces jours-là, mais grande fête et célébration dans les églises !

Cette obligation légale de jour chômé a été maintenue en 1905 lors de la renégociation des relations entre l'Etat français et l'Eglise catholique. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, le jeudi de l'Ascension est férié!

Thierry Lamboley

 

 

 

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Lundi 21 mai 2007

 

Pentecôte !

 

L’Esprit construit l’unité.

 A notre esprit se présentent des images de langues de feu, de foule réunie à Jérusalem, de disciples parlant en de multiples langues. La Pentecôte, aboutissement du joyeux temps de Pâques, en est surtout l’accomplissement. L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit, avait promis Jésus à ses disciples au soir de la Cène (évangile selon St Jean, chapitre 14). Vient alors ce jour de fête juive à Jérusalem où le don de l’Esprit ne peut plus être tenu au secret dans le Cénacle, retenu dans le cœur des disciples, contenu dans leur prière fervente avec Marie, la mère de Jésus.

 

Que veut dire la Pentecôte à notre époque ? Qu’il faut diffuser la Bonne Nouvelle à tous les peuples ? Certes, mais regardons : déjà tous les peuples se croisent dans notre environnement quotidien. Aujourd’hui, beaucoup sont appelés à partir… en restant sur place. Aujourd’hui, il y a le Frat, il y a la confirmation. Il faut construire l’unité de l’Eglise sur la diversité des peuples qui se croisent en Val de Marne. Pratiquons les langues étrangères, la rencontre, la compréhension, l’échange des cultures, l’ouverture, la connaissance mutuelle, le voyage. Ce partage ne sera pas sans retour.

 Ainsi nous passons du petit matin de la foi à son midi. Ressuscités avec le Christ en célébrant Pâques, nous ouvrons notre cœur à la pensée de tous les hommes en célébrant la Pentecôte.

 La foi s’affermit quand on la donne écrivait Jean-Paul II (La Mission du Christ Rédempteur). Toi qui es croyant, la foi t’a bien été transmise par un autre, vas-tu la proposer à ton tour ? 

  G. S.

 

 

 

 

 

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Samedi 2 juin 2007

Une mission avec des jeunes

Témoignage du Père Bruno C.  prêtre « Fidei Donum » au Brésil.

Dans un courrier du début de l?année, il raconte une mission menée avec des jeunes.

Un pèlerinage qui se transforme en mission

(...) Les semaines qui ont suivi, à chacune des messes dans les communautés de base, j'ai essayé de convaincre des jeunes de venir participer l'une des deux « Romaria » (pèlerinage) pour « vivre un temps important pour eux ». Il était prévu une « Romaria » traversant toutes les communautés de la moitié nord de la paroisse avec les jeunes de ces communautés du 2 au 4 janvier, et une autre pour la moitié sud du 5 au 7.

Le choix de faire ce pèlerinage dans la paroisse avait quatre objectifs :

-     permettre de participer sans rien payer (ce sont les communautés qui assuraient repas et coucher), à des communautés de vivre le partage ;

-     permettre à des jeunes de se joindre au fur et à mesure de la marche ;

-     rendre visible un travail d'évangélisation des jeunes et y associer les communautés ;

-     permettre aux communautés de profiter de l?Évangile annoncé par les jeunes, former l?ensemble de la communauté.

 Comme je ne sentais pas de réponse, j'ai changé de manière de parler et, à chaque messe, je faisais lever tous les jeunes de 14 à 25 ans et disais que nous avions besoin de « missionnaires » pour venir faire une mission de trois jours dans plusieurs communautés. Là, immédiatement je sentais un « frémissement ».

Il n'a jamais été possible d?avoir la moindre liste d'inscription. Je pensais que nous serions 30 à 40 pour chacune des deux missions. Les communautés qui avaient la charge d?accueillir les jeunes de leur offrir soit le déjeuner, soit le dîner et coucher s'inquiétaient de savoir comment s'organiser.

(...) A 7h, 4 jeunes nous attendaient dans le village de « Mundo Novo » (Monde nouveau). Quand le bus est arrivé à la communauté suivante, Saint Sébastien : personne. Saint Jean-Baptiste : un jeune sur les 7 qui s?étaient annoncés. Saint Antoine : 0. Saint Raymond : 6, là où 20 étaient annoncés. A Notre Dame de Lourdes, nous avons été frapper à la porte de 2 autres jeunes qui habitaient sur le bord de la route et qui ont accepté de se lever en vitesse et de venir pour la journée. A Santa Luzia, ce sont 13 jeunes qui se sont retrouvés, accompagnés par Rita, professeur qui porte avec moi le souci des jeunes, et par Soeur « Maria do Socorro » qui vient d?arriver sur Guaçuí et va soutenir la mission sur Dores.

Nous remettons à chaque jeune un livret dans lequel il y a le texte des Actes des Apôtres racontant l?histoire de Paul. Quelques passages sont résumés en quelques lignes. (...) 

Nous commençons par une heure où nous lisons la conversion de Paul jusqu'à sa fuite de Jérusalem pour Tarse. 15 minutes de silence pour regarder Paul avant, pendant et après sa conversion, pour choisir une "parole de vie". Une dizaine de jeunes et adultes de la communauté participent. 4 jeunes d'origine africaine ont des commentaires impressionnants sur Paul.

Comme elle le fera tout au long de la marche, Maria do Socorro prend sa guitare, fait apprendre des chants gestués sur l?Évangile aux jeunes, des chants avec des paroles fortes que les jeune ont immédiatement adoptés.

(...) Après le déjeuner pris dans une maisonnette et offert par la communauté, les jeunes se répartissent dans les trois communautés distantes de 2 km : Saint Antoine, Saint Jean-Baptiste, Saint Sébastien.

Dans chaque maison, ils questionnent la famille sur sa vie, les enfants, les joies, les peines. Ils lisent le texte de la conversion de Paul, proposent de dire une "parole de vie", disent la leur, demandent si les gens ont des intentions de prière, disent le Notre Père, passent de pièce en pièce avec de l'eau que nous avons bénie avant de partir. Ils vont au hasard, y compris dans les maisons de personnes évangéliques ou non croyantes, en général bien accueillis. Chaque jour, ils ont proclamé le texte de la conversion de Paul jusqu'à 10 fois.

Un groupe a été chargé de visiter les 10 familles qui ne veulent plus venir depuis 6 mois à cause de la bagarre avec armes, et de les inviter à venir célébrer. (...) En cours de chemin, y compris un moment en passant au milieu d'un champ de maïs, on croise telle ou telle personne. C'est l'occasion de s'arrêter, d'appeler à venir rejoindre les jeunes le soir. (...)

A l'Eglise, la responsable de la communauté de base demande si ce serait possible de prévoir un jour la première communion d'Isaac, 20 ans, handicapé mental. Elle évoque la première communion d'un autre adulte que j'avais provoquée quelques mois avant et la joie de cette personne chaque fois qu'elle reçoit le Christ.

J'essaye d'expliquer à Isaac qu'il allait pouvoir préparer sa communion, qu'il pourrait la faire d'ici quelque temps. Mais j'ai vite vu que je ne pouvais pas lui expliquer la question du « temps » pour se préparer. Il participe à toutes les célébrations. Aussi, avec la responsable de la communauté, nous lui proposons de faire sa première communion aujourd'hui. Dès qu?il a eu communié avec beaucoup de recueillement, le voilà qui part en courant et saute au cou de cette femme en laissant éclater sa joie.

Il y a des moments, en voyant ces jeunes se donner à fond dans la mission, en entendant Noémi prendre la parole avec beaucoup de force au cours de la messe pour inviter les autres jeunes à se joindre à eux, en voyant Isaac recevoir le Christ, en voyant cette communauté qui était si divisée il y a quelques mois réconciliée par l?arrivée de Lucimar, nouvelle coordinatrice, ancienne directrice et fondatrice de l?école du village, femme de foi profonde et artisan de paix, où les mots de Jésus prennent une saveur insoupçonnée :

A l'instant même, il exulta sous l?action de l?Esprit Saint et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d?avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l?avoir révélé aux tout petits. Oui, Père, c?est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance.? (Luc 10,21)

Témoignage du Père Aloys B., capucin, communauté dans la banlieue d'Istanbul.

Voici son courrier de Pâques 2007 pour l'équipe de Coopération Missionnaire.  

Joyeux Alléluia, pour toi et toute l'équipe de la Coopération Missionnaire. (...)

Le ministère du tourisme a fait restaurer l'église arménienne de l'île d'Aktamar, sur le lac de Van. L'inauguration s'est faite assez solennellement, avec la présence de nombreuses « autorités » (dans ce sens là, ça se dit « otorite » en turc !). Nous en avons eu des échos par le P. Georges Marovitch qui est l?antenne de la nonciature à Istanbul. Transport très bien organisé des invités en avion, car, bateau, avec forces de police importantes : on craignait une contre manifestation du comité de défense des turcs tués par des arméniens. En fait, tout s'est bien passé et il y a même un projet de monument commémoratif commun des victimes du massacre des arméniens et des victimes turques, évidemment beaucoup moins nombreuses, mais qui ont existé tout de même. Si cela se fait, ce sera un pas en avant dans ce problème qui contribue à bloquer la Turquie dans sa marche vers l?Europe. A l?issue de la célébration, le Patriarche arménien Mesrop a demandé si on ne pouvait pas mettre une croix sur le monument (ou plutôt en remettre)...  La question est allée jusqu'au ministre du tourisme qui a répondu que c'était impossible parce qu'il n'y avait pas de croix sur Ste Sophie ! (...) La question en est restée là, mais le Patriarche a ensuite demandé si on ne pourrait pas célébrer une messe une fois dans l'année, comme cela se fait par ex. à Demré dans l?ancienne basilique St Nicolas (Myra) ou à la grotte de St Pierre à Antakya. Cela s?arrangera sans doute, car le Patriarche a de bonnes relations avec le gouvernement turc.

Dans notre petite Custodie (= ensemble de communautés qui ont reçu mission sur un territoire, ndlr), nous aurons dimanche prochain à Izmir (sa ville natale) l?ordination presbytérale de Fr. Mesut. Nous aurons donc trois frères « du pays » dans la Custodie.

Tous mes voeux de Pâques encore !

Par coopération missionnaire du Val de Marne
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